lundi 19 novembre 2007

Mauritanie-Espagne: Les liaisons dangereuses

Sous la pression de l’Union Européenne, la Mauritanie arrête, enferme et expulse de jeunes sub-sahariens qui tentent, par la mer, de rejoindre les îles espagnoles. Une frénétique coopération de répression de l’immigration lie désormais l’Espagne à ce pays de 3.000.000 habitants qui a depuis des décennies accueilli sur son territoire des migrants ouest-africains. En poussant la Mauritanie dans ses retranchements sécuritaires, l’Europe est en train de semer les germes d’une discorde régionale que les pays africains ont mis tant d’années à construire.

A 470 km de Nouakchott se trouve Nouadhibou, nouveau port de départ des migrants ouest-africains repoussés par les rigueurs des déserts algérien et marocain mais aussi par le zèle que mettent les autorités de ces pays à les pourchasser. De Nouadhibou, « on voit les lumières de l’Europe » tel que, naïvement, me l’assure Adama, jeune migrant malien ; mais à Nouadhibou, on voit surtout ces milliers de migrants qui travaillent à longueur de journée et qui attendent patiemment, obstinément que les pirogues les emportent de l’autre côté, sur les rives espagnoles. Abou, migrant sénégalais me raconte : « Je suis venu de Touba avec un groupe d’amis. nous avons dû payer les policiers, les gendarmes et les douaniers pour arriver jusqu’à Nouadhibou ; nous avons embarqué le soir même de notre arrivée à Nouadhibou et nous avons dû débourser 200.000 ouguiyas (600 €) chacun pour pouvoir embarquer, malheureusement notre pirogue était surchargée et nous avons dû rebrousser chemin. Maintenant nous négocions avec le passeur pour qu’il nous redonne la possibilité d’embarquer à moindre coût ». A Nouadhibou, on voit aussi au port artisanal, les navires de la Gendarmerie nationale, et dans les quartiers pauvres où vivent ces migrants, des policiers venus poser des questions et faire des perquisitions. « Un jour avant que nous n’embarquions pour l’Espagne, une patrouille de Police est venue nous poser des questions sur ce que nous sommes venus faire à Nouadhibou ; après plusieurs heures d’interrogation, et quelques milliers d’ouguiyas rackettés, ils nous ont suggéré de nous tenir tranquilles. Pendant une semaine, nous n’avons pas osé sortir, de peur d’être arrêtés et enfermés à Guantanamo ». « Guantanamo » est le nom que les migrants et les habitants de la ville donnent au Centre de rétention de Nouadhibou. Ce centre est situé à la périphérie de la ville, dans un quartier sub-populaire nommé « Jadida. Une vingtaine de tentes militaires y sont installés et les murs ont été surélevés et surmontés de barbelés. C’est dans ce quartier insalubre fait de tôles, de baraquements et de tentes que vivent les plus pauvres des habitants de Nouadhibou ; et c’est dans cet îlot de misère que l’Espagne a aidé la Mauritanie à concrétiser son nouveau rôle de geôlier des migrants subsahariens. Ousmane Kébé, jeune sénégalais de 22 ans « j’ai été arrête à l’entrée de Nouadhibou et emprisonné 25 jours au centre de rétention ; j’ai été transféré à Nouakchott ou j’ai été enfermé 3 jours et j’ai fini d’être rapatrié par Rosso ». Rosso se trouve à 200 km au sud de Nouakchott et c’est par cette »porte de rapatriement » que sont renvoyés tous les migrants sub-sahariens qui ne sont pas maliens et qui passent par le Centre de rétention de Nouadhibou. La « porte de rapatriement » des maliens, c’est la petite localité de Gougui, située dans la préfecture de Nioro, à l’ extrême sud-est de la Mauritanie. Le Centre de rétention de Nouadhibou, l’accord de rapatriement des immigrés illégaux signé en 2003 avec l’Espagne et le récent accord de « régulation et de gestion des flux migratoires » signé en aout 2007 avec cette même Espagne sont les ingrédients d’une vampirisation rampante de la Mauritanie. Avec ses accords-pièges, la Mauritanie va petit à petit se transformer en une bête immonde vis-à-vis de migrants qui ont toujours eu leur place et dans leur cœur des mauritaniens, et sur leur territoire. Cette liaison dangereuse dans le contexte économique actuel rendra les « chargés de la lutte contre l’immigration » plus gourmands : ils réclameront de plus en plus d’argent aux migrants, les perquisitions seront de plus en plus fréquentes, les enfermements plus longs, plus douloureux et les expulsions seront plus musclés. Et un beau jour, comme au Maroc, un journal écrira dans un gros titre « les crickets noirs nous envahissent »[1] ou quelque chose qui y ressemble ; ajoutez-y un petit nationaliste étroit en manque d’inspiration idéologique, et la Mauritanie sombrera dans le chaos.

La Mauritanie n’a rien, absolument rien à gagner du rôle que l’Europe est en train de lui faire jouer. Les migrants sont de notre monde et les relations que la Mauritanie entretient avec eux valent toutes les richesses du monde.

[1] C'est le grand titre de la première page du journal hebdomadaire marocain Ashamal du 06/09/2005

Quand l’Europe ferme ses portes, l’Afrique perd son âme


Depuis plusieurs années, L’Europe a décidé de fermer ses portes à l’immigration qui vient du Sud ; l’ouverture de ses frontières vers le Nord (pays européens) justifie, à ses yeux, cette politique. L'archipel espagnol des Canaries, situé en face des côtes marocaines, s'est habitué à voir débarquer sur ses côtes des pirogues chargées de candidats africains à l'immigration clandestine ; selon « Fortress Europe » 7.180 immigrés sont morts aux frontières de l’Europe depuis 1988, dont 2.141 disparus en mer. En déléguant aux pays tampons la gestion de cette immigration sauvage, les fondements de la légendaire solidarité africaine se fissurent et le phénomène migratoire intra-africain s’en trouve bouleversé.

En Afrique, le caractère « naturel » de l’appartenance à une nation n’est pas aussi marqué qu’en Europe. La construction des sociétés en Etats-nations est le produit des cultures politiques occidentales. En Afrique, c’est la notion de peuples qui est plus pertinente et plus parlante. L’Etat connait les frontières, la souveraineté sur son territoire ; les peuples n’en connaissent pas, car tous sont « frères » et « cousins ». L’Etat-nation fabrique « l’étranger » en fixant des frontières mais les peuples ne connaissent pas les frontières, mais « l’hôte », celui qui vient de l’autre culture.

Les barricades de l’Europe ont eu raison de la solidarité légendaire des pays africains. Voici quelques exemples pour illustrer ce gâchis.

Le Maroc a longtemps été un pays d’accueil « intellectuel » pour les sub-sahariens ; plusieurs étudiants de l’Afrique noire y ont séjourné ces 30 dernières années, notamment des sénégalais ; depuis des accords signés entre le Maroc et l’Europe sur la coopération dans la lutte contre l’immigration clandestine, le Maroc rafle des subsahariens, les enferme et les laisse mourir aux portes du désert. Le racisme latent du peuple marocain ressurgit et un grand quotidien n’hésitait pas à titrer : « les crickets noirs nous envahissent » en parlant des immigrants sub-sahariens.

En Algérie, point de passage obligé pour des nigériens, des nigérians et des maliens, la Gendarmerie a capturé plus de 6000 immigrants clandestins sub-sahariens lors de ces trois dernières années, et une action en justice a été intentée contre plus de 3000 d'entre eux. Entre 1992 et 2003, 28 828 immigrants clandestins originaires des pays d’Afrique subsaharienne ont été interpellés aux frontières sud de l’Algérie avant d’être refoulé dans leurs pays d’origine

La Libye a longtemps été une terre d’immigration de travail pour les sub-sahariens. Beaucoup de mauritaniens, de sénégalais et de maliens y ont travaillé dans les chantiers du pays. Depuis l’été 2004, la Libye est devenue le chouchou de l’UE et des pays industrialisés ; depuis la levée de l’embargo sur les armes fin 2004, il ne se passe pas de semaine sans que chefs de gouvernement, ministres, dignitaires de l’UE et des Nations Unies ne viennent à Tripoli négocier de fructueux contrats et raffermir le colonel Kadhafi dans son rôle de gendarme de l’Afrique du Nord, en délégant à ce pays, qui n’a signé aucun traité international sur la protection des réfugiés, le soin d’arrêter, emprisonner et expulser les migrants qui tentent d’atteindre l’Europe. L’Italie construit trois camps sur le sol libyen pour empêcher les sub-sahariens d’arriver sur l’île italienne de Lampedusa.

Jusqu’à récemment, la Mauritanie s’était peu impliquée dans la lutte contre l’immigration clandestine, mais depuis deux ans, elle flirte allégrement avec l’UE pour séquestrer et maltraiter les migrants. Avec 5 000 km de frontières terrestres et 740 km de frontières maritimes, il est extrêmement difficile pour la Mauritanie de contrôler l’afflux incessant d’immigrants clandestins sur son territoire. Pour venir en aide à la Mauritanie, l’Espagne a envoyé quatre patrouilleurs, un hélicoptère et une vingtaine de gendarmes de la garde civile. Ces derniers ont été déployés dès le mois de mai 2006. Depuis, ils ont mis en place des patrouilles côtières et formé des forces de sécurité mauritaniennes. Les immigrés qui souhaitent rejoindre l’Europe se massent dans la ville de Nouadhibou, au nord-ouest de Nouakchott. Ils étaient plus de 10 000 candidats au départ en 2006. Les patrouilles maritimes ont permis à la Mauritanie d’intercepter puis d’expulser quelque 10 000 ressortissants d’Afrique de l’ouest qui tentaient de rejoindre en pirogues les côtes de l’archipel espagnol des Canaries. Martin Bouygues est en train de construire un camp dans la ville portuaire de Nouadhibou. On y enferme de nombreux sénégalais, maliens, gambiens, ivoiriens et guinéens de Bissau.

Au Sénégal, la France a signé en septembre 2006, un accord portant sur la gestion des flux migratoires entre les deux pays, au moment où la pression des migrants s’accentue aux frontières sud de l’Europe. Les jeunes sénégalais ont payé un lourd tribut à l’océan atlantique ; par vingtaines et depuis plus d’un an, ils tentent à bord de grandes pirogues, de parcourir les 1 500 kilomètres qui séparent le Sénégal de l’archipel espagnol des Canaries. Un Collectif des femmes pour la lutte contre l’immigration clandestine se bat pour que les jeunes pêcheurs de Thiaroye ne risquent plus leur vie pour rallier l’Europe.

Pour finir ce tour d’Afrique, il faut aller voir du côté du Mali. Au mali l’immigration est un vecteur de développement. Les 60 millions de francs français transférés chaque année par les maliens qui vivent avec ou sans-papiers en France pèsent plus lourd que le total des crédits internationaux de coopération. Le commissaire européen Louis Michel a annoncé jeudi 7 février la création, courant 2007, d'un Centre d'information et de gestion des migrations (CIGM) à Bamako. "Le Mali est considéré par l'Union européenne comme le pays idéal en Afrique pour la mise en route de programmes en faveur du concept migrations-développement. C’est au Mali que s’arrêteront les camps où on enferme des étrangers car Le Mali est un pays à part sur le continent africain : il est démocratique et a une tradition d'émigration qui n'est pas uniquement liée à la pauvreté du Sahel.

Pour conclure il faut noter qu’il est indéniable que les exigences de la fermeture des frontières européennes ont conduit certains pays africains à durcir leur politique d’accueil vis-à-vis de leurs voisins. Le rôle que l’Europe veut leur faire tenir n’est pas taillé sur mesure pour les cultures qui sont siennes. La libre circulation qui caractérisait beaucoup d’espaces régionaux africains est en train de mourir, par la faute des politiques européennes de fermeture des frontières.

lundi 11 juin 2007

Que vaut un sans-papiers qu’on expulse ?


Français, on vous ment ! Un sans-papier qui travaille, ça ne coûte pas un sou au contribuable ; je dirais même plus, un sans-papiers qui travaille, c’est de la croissance en plus. C’est un sans-papiers qu’on expulse qui vaut la peau des fesses du contribuable. Et nous allons vous le démontrer. Quand on est un sans-papiers on travaille toujours chez un patron qui vous rappelle sans cesse que c’est grâce à lui que vous vivez. Si vous arrivez à nourrir vos enfants restés en Afrique, au Maghreb ou en Asie, c’est un peu pour les maigres sous qu’il vous donne ; et s’il vous fait travailler plus tard le soir, c’est pour éviter que les flics vous embarquent lors d’un contrôle d’identité « fortuit ». Les sans-papiers qui travaillent connaissent toutes les genres de cotisations que lui impose le système ; il n’en rate pas une et fait tout pour être en règle avec le fisc. Avec son locataire, il s’oblige à payer son appartement au prix fort, même si ces enfants n’ont pas assez de place. A la cantine, il paye le tarif plein car un sans-papiers, ça n’a pas de quotient familial ; et comme ça n’a pas de quotient familial, ça n’a pas droit aux allocations familiales et à l’APL. Ces enfants peuvent crever, ils n’auront rien de la Caisse des allocations « familiales » ; peut-être une bourse, pour celui qui est au Collège ? La circulaire sur les conditions d’attribution de bourses aux enfants étrangers exige la régularité du séjour des parents. Une petite médecine douce pour la dernière née ? Il faut payer pour la soigner parce que pas de numéro de sécurité sociale. Mais pourtant, il paye sa taxe d’habitation qui alimente le budget de la commune, et on aurait pu croire que cela donne des droits aux enfants d’étrangers scolarisés, mais non, ils sont assignés à résidence pour les vacances car ils n’ont pas de DCEM( Document de Circulation pour Etranger Mineur). Le seul droit qu’ont les sans-papiers, c’est de travailler sur tous les chantiers de France, dans tous les restaurants de France et de la fermer. Votre patron ne vous paye pas ? Pas grave car il sait que vous ne vous plaindrez nulle part ailleurs. Sans-papiers, producteurs de richesses, mais sans droits.
Et à contrario, que vaut un sans-papiers qu’on expulse ? Plus de 3000 € au contribuable et parfois au delà de cette somme. Un ILE ( Infraction à la Législation sur les Etrangers-c’est le doux nom que les flics donnent aux sans-papiers qu’ils arrêtent) qu’on arrête à Strasbourg lors d’un banal contrôle d’identité est conduit dans un Commissariat de Police pour une Garde à vue de deux jours. Il faut payer les flics qui le gardent à vue et ils sont rarement moins de deux. S’il ne parle pas la langue de Sarkozy, il lui faut un interprète que la Police de Sarkozy paye ; s’il est malade, c’est la visite médicale à 50 € encore aux frais de la princesse. Un petit tour dans un Centre de rétention administrative mobilise plusieurs policiers et une escorte qui doit gagner plus car elle travaille plus. Retenu dans un CRA (Centre de Rétention Administrative), l’étranger coûte 8,6 € par jour ; il peut y passer 30 jours et faire plusieurs allers-retours entre le CRA et le tribunal (escortes et policiers supplémentaires qu’il faut payer). Si un LPC (Laisser Passer Consulaire) est délivré à l’encontre de l’étranger, il faut l’embarquer vers son pays d’origine. Imaginez qu’il vienne de Madagascar et que l’avion décolle de Roissy Charles de Gaulle ; la nouvelle ligne de TGV-est doit être mise à contribution (60 € en classe économique pour le retenu et chacun de ses geôliers). Un aller simple pour Antananarivo, c’est 1500 € et pour éviter que l’expulsé ne se débatte, il faut qu’il soit accompagné par un policier ; et il faut que ce policier revienne en France. Et maintenant, imaginez un seul instant que ce malgache ne soit pas seul ; qu’il soit marié et qu’il soit l’heureux père de 3 enfants. Faites le calcul et essayez de me démontrer rationnellement qu’un sans-papiers qu’on expulse vaut mieux qu’un sans-papiers qui travaille.

Paris-Dakar, encore des morts sur la route

Sarkozy rencontre le président Abdoulaye Wade du Sénégal. L’un expulse allégrement les ressortissants de l’autre et cet autre reçoit chaleureusement les ressortissants de l’un. La première collaboration franche entre Wade et Sarkozy, c’est lorsque Sarkozy avait expulsé plusieurs sénégalais et que Wade, pour lui rendre la pareille, avait ridiculement proposé l’expulsion de certains français qui se trouvaient à Dakar ; sauf que les expulsés de Sarkozy, c’était des pères de familles qui avaient longtemps travaillé en France au black pour subvenir aux besoins vitaux de leur progéniture et que les expulsés de Wade, c’était des délinquants sexuels et des dealers en tout genre qui avaient pourri la vie de plusieurs sénégalais. L’échange n’était pas juste, mais Wade et Sarkozy s’en étaient réjouis. Ensuite vint l’histoire de la sémantique : « immigration choisie » pour Sarkozy et « immigration concertée » pour Wade et au bout du compte, quelques milliards versés au Sénégal (à Wade) pour empêcher les sénégalais de partir. Wade a empoché le pactole et a laissé partir les pirogues. Wade propose à ceux qui veulent partir le REVA (REtour Vers l’Agriculture) mais il lui échappe qu’un pêcheur ça a besoin de rester près de ses poissons, près de ses côtes et que c’est le grand large qui l’intéresse, pas les terres sèches. Sarkozy et son ministère de l’intégration et de l’identité nationale ne veut pas des sénégalais, ni des maliens, encore moins des ouïgours et des Inuits ; ce qu’il veut, c’est qu’on lui foute la paix, que les africains pauvres restent chez eux et que les plus intelligents d’entre eux viennent s’installer en France ; que les capitaux circulent, que les forces françaises sur le continent continuent à faire régner « l’ordre des dictatures » et que les Elf et Total rentabilisent l’économie française sur le dos de cette « pauvre » Afrique. Une rencontre entre ces deux chefs d’Etat, c’est l’assurance d’une vie encore plus rude pour les sénégalais en général et pour l’Afrique en particulier. L'eau va à la rivière, comme le caviar va à la bouche de Wade et de Sarkozy. En attendant, l'Afrique, elle crève!

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Immigré en France, militant des Droits de l'homme et des femmes; respectueux des principes de la République française , je suis aussi irrespectueux des lois infâmes qui touchent les étrangers de France. Se rebeller contre ces lois est juste et agir pour que la société française ne soit pas gangrenée par des racistes incultes est nécessaire. " Le soleil luit pour tout le monde" et il est injuste que l'Europe, parce qu'elle est désormais riche, ferme ses frontières à l'Afrique et à l'Asie. L'esclavage et la colonisation ont indiscutablement eu un effet sur l'évolution des peuples et une nation colonisatrice doit être comptable de ce qu'elle a fait subir à ses colonies. Les pêcheurs de Thiaroye sur Mer au Sénégal qui tentent de rejoindre l'Europe ne font que suivre un poisson qu'ils n'arrivent plus à pêcher sur leurs propres eaux territoriales à cause des grands chalutiers européens. Quand on pille sans cesse les ressources des pays qu'on dit pauvres, il faut s'attendre à ce qu'un jour, ils réclament leur dû à l'endroit ou se déplace leurs richesses. Ce sont ces vérités simples qu'il faut expliquer aux gens simples.Venez sur ce blog pour connaître ces vérités. Si vous regardez TF1 et France 2, ce blog est le vôtre.